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___________________________________________________ Chapitre 4 :
________ Dites moi comment ne pas démolir votre réveil lorsqu'il vous tire d'un magnifique rêve, érotique, je l'avoue, à huit heure du matin, pendant une semaine de congé. C'est impossible. J'ai certainement fais le plus beau songe de toute ma vie. Vous savez, celui qui vous arrache un petit sourire, même quand ca ne va pas. Celui qui vous laisse aussi complètement pensif, comme si vous étiez sur une autre planète. Le genre de bonheur qui vous fait exploser le coeur tellement c'est fort, tellement c'est désiré. Ce sentiment de voler, de vivre sur des nuages en coton à l'abri du moindre danger. Une sorte de bulle, de cocon qui vous isole, vous et votre désir le plus secret. Et dans ce moment de solitude, vous essayez. Oui, vous tentez de toucher l'impossible du bout des doigts. En espérant atteindre votre objectif, votre moitié. Vous devenez drogué à ces images. A son visage. Dépendant d'évasion. Ca vous obsède au plus au point, tellement l'envie de vivre continuellement ainsi vous attire, commes les bornes opposées d'un aimant. Et il m'obsède, cet abruti. Je suis boulimique de tout son être. A en mourir et bien au delà. Aucune autre drogue ne pourrait me faire autant d'effet, autant de semblant de bonheur. C'est ma dose d'euphorie. La mienne. Et dans mon rêve j'avais la possession de son corps. Pas de son coeur, mais je n'en attendais pas tant. A vrai dire, dans ce rêve, je reprenais vie, pendant quelques minutes, seulement.
________ Je me leve précipitament de mon lit, glissant comme un maladroit sur un bout du drap qui trainait par terre. Je frotte délicatement mon pied douloureux et jure un instant sur cette maudite couverture. J'avance lentement vers mon miroir et constate que j'ai une mine effroyable. Mes dreadlocks sont aussi belles qu'un champ de bataille et mon visage aussi blanc qu'un cachet d'aspirine. Mon tee-shirt ôté, mes longs doigts retracent les contours des marques violacées présentes sur mon torse musclé. Je peux encore sentir sa bouche si douce contre ma peau, qui frissonne à cet instant. Je réouvre lentement les yeux, que j'avais fermé sans vraiment m'en rendre compte, fixant le miroir, comme s'il allait me donner toutes les réponses dont j'ai besoin. Dans un élan presque incontrôlé, mon poing s'écrase violemment de toute ma force, de toute ma colère contre mon réflet. De petits bouts de verre s'éparpillent alors près de mes pieds nus. Je saigne assez fort, mais ca ne me fait pas mal. En fait, ce n'est rien comparé à ma vraie souffrance. Rien, vous entendez ? J'ai reculé pour éviter de marcher sur les éclats, et je suis parti de ma chambre, le poing couvert de sang.
________ Je marche sur le nouveau parquet du couloir jusqu'à la chambre de mon frère. J'hésite à franchir l'entrée, mais finit tout de même avec un peu de courage par pousser légèrement la porte. Il n'y a personne, ce qui est très bizarre vu qu'il dort relativement longtemps le matin. Toutes ses affaires sont retournées, lui qui d'habitude ne supporte pas le désordre, surtout dans sa chambre. Je me précipite jusqu'à sa salle de bain, et attrape les compresses cachées tout en haut de l'armoire à maquillage de Monsieur. Je me dépêche de soigner ma blessure tout en essayant de m'appliquer un minimum. Une fois cela fait, je range le tout à sa place initiale.
- ________ On ne t'a jamais dit que c'était mal de fouiller dans les affaires des autres ?
________ Je me suis retourné le plus simplement possible, beugant légèrement devant son incroyable beauté, qui finira par me rendre dingue. Il hausse les sourcils, curieux de savoir ce que je vais trouvé comme excuse. Je met mes mains dans mes poches, pour qu'il évite de voir mes égratignures. Il tape doucement avec son pied droit sur le sol, montrant son impatience.
- ________ Je n'écoute jamais ce qu'on me dit. Je m'arrange toujours pour faire le contraire.
Je passe sur ses pieds comme pour le faire enrager. Et je sais que ca va marcher. C'est tellement plaisant de casser chacune de ses phrases.
- ________ Tom, Tu saignes ?
Je fixe ma main que j'ai sortie de ma poche, remplie de sang malgrés la compresse et le pansement. Bizarrement, il avait dit ça avec inquiétude, presque avec de l'amour. Mon coeur cogne de plus en plus fort dans ma pauvre poitrine qui va bientot faire une overdose. Je cache ma main derrière mon dos et relève la tête en sa direction. Il se mord la lèvre nerveusement, tic qu'il a depuis qu'il est tout petit. Nous baissons tous les deux le regard en même temps. Je ne peux pas jouer le sentimental.
- ________ Qu'est-ce que ça peut te foutre. Tu saignes pas toi quand chaque soir tu te fais prendre ______ peut-être ?
Il a sursauté, comme choqué par mes mots. Non, je n'ai pas oublier qu'il vendait son corps. Que chaque soir il s'offrait à des gens répugnants pour du fric. Juste quelque billets. Mais je m'en fous. Oui, c'est ça. Je m'en fous.
- ________ Ça ne te regarde pas, Tom. Mon corps n'est plus à toi.
Je l'ai regardé, mi haineux, mi désespéré. Et il est partit de la pièce sans un mot, sans un geste. Je me suis effondré contre le sol, pleurant à chaux de larmes, toujours silencieusement. Puis, je me suis allongé, contemplant le plafond. J'ai repensé à ce monstre, vous savez celui qui m'a condamné à pourrir de l'intérieur. Me retrouvant seul avec ma putain de mélancolie. Voulant m'arracher les tripes, tellement l'intensité de ma rage est forte. Ça me bouffe, oui. Ça me dévore au plus profond de mes entrailles. C'est juste inexplicable. Non, je ne suis pas malheureux. Je suis pris au piège. C'est différent. Et nous continuerons à nous détruire l'un l'autre. Jusqu'à son dernier souffle. Ou le mien.
______________________" La haine s'introduit seulement lorsque l'amour devient trop important. "
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Je stresse =$. J'espère que ce n'est pas trop pitoyable. Désolé pour le retard, je devais poster hier mais je n'ai pas pu. Bisous ( L ).
Merci énormément <3 . Au fait , J'ai envie de faire de nouvelles rencontres :). Alors si vous êtes partantes, dites le moi =D. Bisous les Filles <3
Edit : Donc voilà, il n'y aura pas de suite avant minimum le 17 décembre, vu que j'ai des examens =/. J'espère que vous me suivrez toujours pour autant . Bisous ( L )